Un patrimoine exclusif

Les rigoles royales

Les étangs de Saclay
© CAPS

C'est un réseau hydraulique unique au monde avec un chapelet d'étangs, 200 km de rigoles étalées sur 13 000 hectares, qui fut  créé pour alimenter par simple gravité les fontaines du Château de Versailles. Sur le plateau de Saclay, six rigoles, dont la rigole de Saint-Aubin, alimentent l'étang Vieux (37 hectares) et l'étang Neuf (33 hectares) de Saclay d'une capacité d'environ 1,6 million de m³. Une succession de deux aqueducs enterrés (l'aqueduc de Villedombe, puis l'aqueduc du Plessis) qui constituaient la "ligne des puits", conduisait alors les eaux depuis l'étang Vieux jusqu'à l'étang d'Orsigny, puis l'étang du Trou Salé. De l'étang du Trou Salé, actuellement disparu sous les pistes de l'aérodrome de Toussus-le-Noble, l'aqueduc enterré de Saclay puis l'aqueduc des Arcades de Buc permettaient à l'eau de franchir la vallée de la Bièvre pour aller retrouver les étangs de Gobert (du nom de l'architecte qui fit réaliser les travaux) puis les fontaines de Versailles. À partir des années cinquante, ce réseau exceptionnel s'est partiellement dégradé faute d'entretien et du fait de divers aménagements urbain.

Un projet de restauration, proposé par le Syndicat Intercommunal de l'Yvette et de la Bièvre (SYB), est actuellement à l'étude.

Le parc de la faculté des sciences d'Orsay

Le parc botanique de Launay

Le campus de la faculté d’Orsay est un parc botanique qui s’étend sur 136 ha : le parc de Launay. Comprenant 2500 espèces répertoriées (Arbre à sucre, Séquoias, Magnolias, Cèdres, Araucarias, Hêtre austral)  dont de nombreuses essences rares de bois, ce parc offre aux quelques 13 000 personnes présentes sur le campus un environnement calme propice au travail et un lieu de détente privilégié. L’existence du domaine de Launay est attestée depuis le 13ème siècle. Un château qui fût bâti, était toujours debout en 1641.

Statue dans le parc de Launay
© CAPS

Au 19ème siècle, sans doute délabré, il laissa place à une bâtisse à l’architecture plus moderne aux dimensions plus modestes, s’accordant bien avec les jardins à l’anglaise développés autour. Depuis 1965, ce bâtiment est le siège administratif de la faculté d’Orsay. Dans le parc, des vestiges de l’ancien château sont encore visible, notamment un mur de l’ancienne ferme et du four à pain.
Considéré comme un formidable lieu d’étude et de compréhension du développement des végétaux, le parc s’est développer au rythme de l’agrandissement de la faculté et enrichi au fur et à mesure de nouvelles espèces. Le parc de Launay est classé depuis 1959 et inscrit à l’inventaire ZNIEFF. Aujourd’hui le parc joue toujours son rôle de milieu d’étude de la flore naturelle, mais est aussi un lieu privilégié pour les randonneurs de la région. Ils peuvent notamment venir admirer le Verger du Conservatoire qui se trouve dans le parc.

Le Verger du conservatoire :

Dans ce verger d’un hectare 95 variétés de pommes sont cultivés sur les quelque 400 pommiers plantés. Les cultures sont faites de façons naturelles, sans intrants, où la recherche de l’équilibre entre insectes, herbes folles et cultures doit permettre de constituer des écosystèmes autonomes.

Pommes du verger du conservatoire
© DR

Plantés au début des années soixante par le professeur René Nozeran, les pommiers ont servi de champ d'observation et d'expérimentation aux étudiants en botanique pour étudier la pollinisation et l’effet du climat sur les plantes. Mais victime de son succès, le verger a manqué de disparaître en raison du trop grand nombre de fruits produits que la faculté n’arrivait plus à gérer. L’intervention d’une association et de l’école d’horticulture de Jouy-en-Josas  ont permis de le conserver et d’en assurer l’entretien quotidien.

La Maison-atelier Foujita

La maison-atelier de Léonard Foujita à Villiers-le-Bâcle
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C’est dans cette petite maison rurale que l’artiste japonais Léonard Foujita, de son vrai nom Tsugouharu Foujita, établit son atelier lors de son retour définitif en France. Arrivé à Paris en 1923, l’artiste fréquente rapidement les soirées du « tout Paris » où il est autant apprécié pour ses œuvres que pour son sens de l’amitié et de la fête.  En 1930, il entreprend un voyage de 4 ans en Amérique et en Asie qui s’achèvera au Japon où il résidera pendant 20 ans. A son retour en France, il obtient la nationalité française et s’installe en 1961 à Villiers-le-Bâcle. Il se convertit au catholicisme, et délaisse ses thèmes favoris (portraits de femmes et de fillettes, autoportraits…) pour se consacrer à la réalisation d’une chapelle à Reims : Notre Dame de la Paix. C’est d’ailleurs dans cet édifice que repose aujourd’hui le corps de l’artiste décédé en 1968.
La maison-atelier de Foujita propose de retrouver l’atmosphère de travail de l’artiste, de découvrir l’ensemble des disciplines dans lesquels le maître excellait (céramique, peinture, photographie, couture...). Ce lieu, où rien ne semble pas avoir bougé depuis le départ de l’artiste, recèle une quantité d’objets du quotidien qui en font un véritable cabinet de curiosité. Cette reconstitution fidèle de son atelier de travail permet de pleinement pénétrer l’univers de l’artiste.